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Migrations/Mutations – 2011

« Écrire n’a rien à voir avec signifier, mais avec serpenter, cartographier, même des contrées à venir » nous disent Gilles Deleuze et Félix Guattari. Cette écriture nomade, qui s’intéresse moins à l’histoire racontée qu’aux chemins suivis, s’incarne dans certaines démarche artistiques contemporaines, en particulier celle d’Abbas Kiarostami, cinéaste iranien, peintre, poète et photographe. Ma lecture plasticienne de certaines de ces œuvres et mes recherches personnelles sur les  Carnet de chemins me conduisent  à l’hypothèse d’une migration du  chemin,  en particulier dans les films et installations de l’artiste. Quels sont les éléments qui rendent cette migration opératoire ? Abbas Kiarostami utilise la poésie persane dans les dialogues, les titres et les thèmes de ses films. La présence de l’art persan visible dans la composition même des plans conduit à envisager  l’œuvre à devenir tapis : comment fonctionne cette mutation ? Quels en sont les agents mutagènes ?

Rutily A. , Migration du chemin, mutation du tapis, dans  Chiron E. (dir) Migrations/Mutations. Paysages dans l’art contemporain, Paris, Publications de la Sorbonne, 2011

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